LA HAYE, PAYS-BAS / EuroWire / – Europol a annoncé que sa dernière cartographie du crime organisé révèle que 76 % des 821 réseaux criminels identifiés en 2024 ne figurent plus parmi les groupes les plus menaçants de l'Union européenne. La mise à jour recense toujours 731 réseaux à haut risque. 198 réseaux de l'évaluation de 2024 demeurent dans cette catégorie, tandis que 533 autres ont été nouvellement identifiés.

Le rapport, publié le 26 juin, analyse les réseaux criminels qui touchent l'UE et ses pays partenaires. Il décrit une évolution du paysage du crime organisé, marquée par le trafic de stupéfiants, la fraude, la cybercriminalité, le trafic de migrants, la traite des personnes et le blanchiment d'argent. L'agence indique que les résultats révèlent des perturbations majeures depuis 2024, ainsi qu'un grand nombre de groupes actifs ayant une portée transfrontalière.
Les 731 réseaux analysés dans cette mise à jour regroupent plus de 400 000 membres de 118 nationalités. Le rapport indique également que 85 % d'entre eux utilisent des structures commerciales légales sous une forme ou une autre. Ces structures peuvent comprendre des sociétés, des circuits de transport , des activités commerciales ou d’autres systèmes légaux permettant de dissimuler des produits, des actifs ou des opérations logistiques illicites.
Les réseaux exploitent les structures juridiques
L'évaluation indique que les réseaux les plus dangereux restants présentent souvent une organisation interne plus solide et des liens criminels plus étendus. Plusieurs de ces groupes opèrent dans plusieurs domaines criminels. Le rapport précise que ces réseaux utilisent des outils numériques, des communications cryptées, des circuits financiers et des routes commerciales internationales pour faciliter leurs activités illégales et limiter leur visibilité auprès des enquêteurs.
Europol a indiqué que le niveau de perturbation variait selon le type d'infraction. Les autorités ont signalé des niveaux de perturbations plus élevés pour la traite des êtres humains et le trafic de migrants. Le rapport fait état de niveaux de perturbation plus faibles pour la fraude, le trafic de stupéfiants et les atteintes aux biens. Il précise que plusieurs facteurs expliquent pourquoi certains réseaux ont été retirés de la liste des activités à haut risque, notamment la perturbation, la dissolution, la restructuration, la transformation ou une évaluation de la menace moins favorable.
L'examen de l'UE fait suite à la carte de 2024
La Commission européenne a présenté cette analyse à la présidence chypriote du Conseil de l'UE. Elle a indiqué que le rapport examine plus de 700 réseaux et met en lumière l'ampleur du crime organisé en Europe. La Commission a également lié ces conclusions à une nouvelle proposition visant à renforcer la coopération et le soutien entre les forces de l'ordre dans le cadre d'enquêtes transfrontalières.
Ce rapport fait suite à la première cartographie à l'échelle de l'UE des réseaux criminels les plus menaçants, publiée en 2024. Cette évaluation précédente recensait 821 réseaux et avait permis d'établir un point de référence pour les comparaisons. La dernière mise à jour se concentre sur les groupes que les autorités considèrent comme présentant le risque le plus élevé pour la sécurité, l'économie et les institutions publiques à travers l'Union européenne.
L'article « Un rapport de l'UE sur le crime organisé recense 731 réseaux à haut risque » a été initialement publié sur London Dawn .
